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Opinion

Il faut stopper le déclin des loisirs et du sport

ledevoir.com - 13 juin 2013 | Gilles Pronovost - Professeur émérite, UQTR | Le gouvernement du Parti québécois rendait public le 10 juin dernier son livre vert intitulé Le goût et le plaisir de bouger. Vers une politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique. Pour la petite histoire, il n’est pas indifférent de rappeler que c’est également le gouvernement du Parti québécois qui a publié en 1977 le premier livre vert sur cette question, intitulé Prendre notre temps, alors que M. Claude Charron était ministre délégué au Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports. Il était suivi deux ans plus tard d’un livre blanc […] intitulé On a un monde à recréer.

Il faut stopper le déclin des loisirs et du sport
[…] Je voudrais […] insister sur la question du temps, en m’appuyant sur une source de données qui porte non sur des déclarations ou des perceptions, mais sur une mesure du temps quotidien réellement consacré à telle ou telle activité. À cet effet, Statistique Canada (SC) a réalisé depuis 1986 une série d’études sur l’emploi du temps ; la dernière date de 2010 et comprend pour le Québec un échantillon de plus de 2200 répondants (de 15 ans et plus).

Or, selon ces données, pour la première fois en un demi-siècle, le temps total consacré à des activités de loisir a diminué. […] Les Québécois consacrent de plus en plus de temps au travail rémunéré ; entre 1998 et 2010, la population active consacre quatre heures de plus au travail, la durée moyenne de la semaine de travail est d’environ 41 heures, de 45 heures si on y ajoute le temps de déplacement. Parmi la population des 15-24 ans, temps de travail et temps scolaire totalisent 40 heures par semaine.

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Point de vue

Vers une politique nationale de la santé par l'activité physique

C'est ce titre qui devrait coiffer le Livre vert de la ministre Malavoy et du gouvernement Marois. Il n'y est pratiquement pas question du loisir. Encore moins du temps libre. On y parle de santé. On nous propose ni plus ni moins de devenir la nation la plus en forme du monde. On n'y parle pas du droit aux vacances. On n'y traite pas du loisir culturel. Ce qui fait dire à Gilles Pronovost (voir son opinion) que le gouvernement devrait adopter une politique du temps. Globalement décevant, cette proposition gouvernementale manque de vision et demeure plutôt mécanique.


Des questions

Vers une politique nationale de la santé par l'activité physique
Dans notre précédent point de vue, nous nous inquiétions des objectifs d'une mise à jour de la politique. Nous avions raison d'être inquiet. Nous avons posé les questions suivantes: Quelle sera la place des vacances familiales dans cet énoncé de politique gouvernementale ? Le loisir sera-t-il soumis à des objectifs de performance et de rendement en matière de santé ? Les organismes de loisir devront-ils se soumettre aux objectifs étatiques du bien-être ? La nouvelle donne affectera-t-elle l'autonomie des organisations ? Force est de constater que la proposition de réflexion n'accorde aucune place aux vacances familiales, soumet le loisir physique à des objectifs de performance. L'instrumentalisation du loisir aux objectifs de santé publique dans le but pompeux de devenir la nation la plus en forme du monde. C'est un cadeau à Québec en forme et à kino Québec.






Richard Nicol
17/06/2013

Entrevue

VVF : "Les emplois d’avenir correspondent à nos valeurs"

VVF Villages | Le 23 mai 2013 à 10h 37 par Fabrice Bugnot Emmanuel Chrétien, responsable emploi & formation chez VVF. Emmanuel Chrétien, responsable emploi & formation chez VVF. Emmanuel Chrétien, responsable emploi & formation chez VVF Villages, espère que cette expérience permettra aux jeunes de s’insérer plus facilement dans la vie professionnelle et créera des vocations dans des métiers qui ne les attirent plus.

VVF :
L'Echo touristique : Vous êtes une des rares entreprises du tourisme engagées dans les emplois d’avenir, pourquoi ?

Emmanuel Chrétien : C’était l’opportunité pour nous de proposer un contrat long et des formations à des jeunes sans emploi et souvent en difficulté scolaire. L’idée, c’est d’améliorer leur employabilité. Cela correspond à nos valeurs en tant qu’acteur de l’économie sociale et solidaire. Dans nos 100 villages de vacances, nous avons aussi des métiers en tension où le recrutement est difficile, dans les cuisines par exemple. L’idée est de susciter des vocations.

Combien de jeunes allez-vous accueillir ?
Nous avons signé déjà plus d'une centaine de contrats. On pourrait atteindre les 200 avant fin 2014. Ce sont des CDD de 3 ans, subventionnés à 75% par l’Etat.

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24/05/2013




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