Le statut de réfugié
Depuis son arrivée, la famille n'avait jamais quitter Montréal. Cette idée de partir une journée est sur la table depuis trois ans avec Roussan. Mais, comme beaucoup de familles de nouveaux arrivants, elle n'a pas de voiture, peu de moyens financiers et tous travaillent beaucoup pour s'intégrer. Et, il faut le dire, de mon côté, j'ai mes obligations et contraintes. Autrement dit, j'ai sauté sur l'occasion de leur offrir des vacances économiques.
Des vacances au Camp Val Notre-Dame
Malgré cette énergie et cette volonté d'une famille qui tente de sortir la tête de l'eau, le statut de réfugié leur a été refusé. Une demande d'aide humanitaire hautement justifiée est en cours d'étude. Cela peut prendre du temps. Ce qui crée de l'inquiétude et de l'insécurité. Surtout, il y a très peu de cas accepté en appel. Ce qui ne veut pas dire que le droit de séjourner au Canada ne leur sera pas accordé.
C'est ainsi qu'en bon père de famille, généreux et conscient, Roussan a inscrit sa famille au Club vacances familles André-Grasset pour un séjour de six nuits. « Ce fut vraiment formidable », raconte Françoise. Se retrouver « en pleine nature et respirer de l'air pur ». Et, elle a vécu une relation différente avec ses enfants et, en quelque sorte, a fréquenté des familles de différentes provenances. « Une expérience enrichissante », conclut-elle.
Reste maintenant à mobiliser les énergies et les appuis pour soutenir leur demande humanitaire. Toutes les lettres d'appui et les gestes concrets sont les bienvenus.
Car, même si Roussan et Françoise préféreraient retourner à Jacmel, leurs deux filles voudront rester à Montréal. C'est une déchirure identitaire et un sacrifice mageur. Je croise les doigts.
Reste maintenant à mobiliser les énergies et les appuis pour soutenir leur demande humanitaire. Toutes les lettres d'appui et les gestes concrets sont les bienvenus.
Car, même si Roussan et Françoise préféreraient retourner à Jacmel, leurs deux filles voudront rester à Montréal. C'est une déchirure identitaire et un sacrifice mageur. Je croise les doigts.









